Service de Santé au Travail

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Comité inter-entreprises du Service de Santé au Travail

 

Fin novembre s’est déroulée la réunion du Comité Inter-entreprises du Service de Santé au Travail en présence des représentants des Comités d’établissement, des Représentants syndicaux, du Médecin coordonnateur ainsi qu’un représentant de la Direction Générale.

De nombreux sujets ont été abordés, nous vous proposons de vous en livrer quelques-uns :

  • Des chiffres : le nombre de salariés suivis par le Service Médical est de plus de 40.000.
  • L’ensemble du personnel de santé du service autonome de BNP Paribas se compose, à ce jour, de 18 médecins.
  • Une nouvelle antenne médicale vient d’être ouverte au Millénaire 1. Une infirmière sera présente sur site où plus de mille personnes travaillent dans ce lieu.
  • Les médecins sont assistés, également, de 34 infirmières.
  • Le médecin coordonnateur a confirmé la montée en compétences des infirmières. Elles seront habilitées à faire passer les VIP (Visites Médicales Périodiques), de plus en plus fréquemment. Le but recherché étant de soulager les médecins, dont l’effectif diminue d’année en année.

Nous avons pu constater l’inquiétude de l’équipe médicale qui, malgré tous ses efforts, a du mal à faire face à ses obligations car l’équipe n’est plus assez nombreuse.

Outre le départ à la retraite d’un médecin enregistré en février 2018, un autre départ est programmé à très court terme l’an prochain et malheureusement il ne sera pas remplacé.

Les médecins ont à gérer en termes de suivi un plus grand nombre de collègues (plus de 3000 pour certains) et d’espacer de plus en plus les visites.

Toutefois, le médecin coordonnateur a confirmé la volonté de l’équipe médicale de maintenir tant qu’il le sera possible un délai de trois ans entre chaque Visite Médicale Périodique, ce qui nous semble un bon point, puisque le législateur a fixé comme limite un délai de cinq ans. Un non-sens en ce qui nous concerne et qui nous paraît même scandaleux car on ne transige pas avec la santé des salariés.

Le nouveau logiciel médical MEDIBANK a été livré en mai 2018.

C’est un dossier médical informatisé qui donne satisfaction et est bien plus performant, que l’ancien (CHIMED).

Nous ne pouvons que nous réjouir de cette mise en service.

 

Toutefois, il semblerait que le test OMSAD, outil de mesure médicale du stress, d’anxiété et de dépression ne soit plus utilisé en raison d’un problème de sécurité informatique, depuis quelque mois.

Celui- ci est identifié au sein de notre entreprise et connu de tous.

Il doit donc faire l’objet d’une correction.

Nous demandons donc que ce test soit, de nouveau, fonctionnel et ce dans les meilleurs délais, car s’agissant d’un test, même s’il se révèle imparfait, c’est tout de même un indicateur.

En outre les médecins ont à leur disposition aussi un test de mesure de l’épuisement professionnel le MBI (Malslach Burn out Inventory), mais plus réservé à des cas précis.

Le Service médical dispose toujours d’une hotline.

Celle-ci a été sollicitée en 2018 les appels émanant surtout de la province.

Le dispositif CARE est toujours déployé. Chaque salarié de notre entreprise peut prendre un rendez-vous et discuter avec un psychologue. Ce service reste ouvert pendant les horaires d’ouverture des bureaux.

Pour nous résumer comme, lors notre dernière communication, nous avions souligné que malgré toute la bonne volonté affichée et la détermination de mener à bien sa mission, l’équipe médicale ne sera pas en mesure de tout gérer en raison de la diminution constante du nombre de médecins et de leur non remplacement.

Ce qui pose un réel problème de suivi des salariés de notre entreprise.

De la même manière, vos représentants FO Banques BNP Paribas continuent à dénoncer la réforme en santé au travail avec la loi Travail sur la modernisation de la médecine au travail datant du 6 août 2016 et son décret d’application du 27 décembre 2016 pour une application au 1 er janvier 2017.

Trois ans c’est trop long en termes de suivi pour détecter une pathologie même mineure.

Nous pensons qu’une nouvelle fois, le législateur a mis en œuvre une loi, qui va à l’encontre de la santé et de la prévention des salariés.

Il s’est comporté plus en comptable, afin de limiter les coûts qu’en un acteur responsable de la bonne santé des salariés au sein des entreprises.