Région Grand Ouest – Communiqué Intersyndical

Pas encore de commentaires

Depuis combien de temps ?

Depuis combien de temps, déployons-nous nos forces pour vous dire que nos collèges vont mal ?

Depuis combien de temps, rapportons-nous des faits, des situations devenues insupportables ?

Depuis combien de temps, dénonçons-nous des conditions de travail dégradées ?

Depuis combien de temps, insistons-nous sur le manque de considération de l’Humain dans l’entreprise ?

Depuis combien de temps, soulignons-nous le professionnalisme à toute épreuve de nos collègues ?

Depuis combien de temps, implorons-nous une juste reconnaissance des efforts fournis ?

Depuis combien de temps, réclamons-nous plus de visibilité, d’anticipation, de communication ?

Depuis combien de temps, souhaitons-nous que vous nous écoutiez, nous entendiez ?

Depuis combien de temps, alertons-nous sur la fuite des salariés qui démissionnent en masse ?

Depuis trop longtemps !

Depuis trop longtemps, nous vous écoutons nous parler de : taux bas, d’exigence des clients, de nécessaires transformations, de réglementations…

Depuis trop longtemps, nous attendons une prise de conscience de votre part…

Depuis trop longtemps, nous demandons une prise en compte concrète de nos propos…

Aujourd’hui le seul mot que nous avons envie de vous dire c’est : STOP !

Ce sabordage programmé du réseau ne donne plus les moyens de proposer aux clients un service de qualité, et accentue la charge de travail de salariés déjà au bord de la rupture.

Au nom de tous nos collègues qui souffrent et qui ne se reconnaissent plus dans votre politique sociale nous quittons cette séance et vous demandons de travailler à nos demandes depuis si longtemps répétées :

Une proposition NAO recevable ;

Un mécanisme de rémunération variable adapté : des objectifs réalistes et l’abandon de votre politique du « tout ou rien » ;

Respect du déploiement des projets selon leur présentation ;

Fin des cafouillages précipités de type « MIF 2 » et mise en place d’une vraie communication envers les équipes notamment nos collègues CC qui ne savent toujours pas clairement ce qu’ils peuvent ou ne doivent pas faire ;

Une meilleure coordination entre les instances nationales et locales (transmission et respect des engagements pris…

la mise en place d’un suivi stress au travail avec green working au trimestre ;

une possibilité de recours national avec des interlocuteurs identifiés pour toutes les situations difficiles non résolues en local : enveloppe locale vide, suppressions de postes non prévues, pression commerciale accrue, mauvaise gestion RH, management déviant ;

une prise en compte de notre rôle pour bâtir un véritable dialogue social.

Les réponses que vous nous devez seront gage de ce dialogue social que tous vos salariés méritent.