L’intelligence artificielle

Pas encore de commentaires

L’intelligence artificielle nous conduit-elle vers une prolétarisation de la société ?

 

 

L’intelligence artificielle, c’est la science des programmes intelligents. Depuis des décennies, des programmes intelligents sont développés pour traiter des cas « rudimentaires » régis par des règles. Par exemple pour les jeux d’échecs électroniques, d’un programme qui gagne contre un humain en 1967, l’ordinateur Deep Blue bat trente ans plus tard le champion du monde d’échec.

Le développement de programmes intelligents a été limité par sa complexité de programmer à la main des algorithmes. Les chercheurs ont alors construit des programmes qui savent programmer à leur place. Pour cela, la première capacité qu’un tel programme devait avoir, était celle d’apprendre. C’est ainsi qu’est née l’une des premières machines apprenantes le Perceptron en 1950.

Depuis, le Machine Learning s’est beaucoup développé et il y existe près d’une vingtaine méthodes d’apprentissage différentes dont le Deep Learning (apprentissage profond) qui a permis des progrès importants dans les domaines de la reconnaissance faciale et vocale, de la vision par ordinateur et du traitement automatisé du langage.

L’apprentissage profond a permis au grand public de disposer d’assistants personnels virtuels (exemple de Siri d’Apple, de Google Street View), aux entreprises de disposer de systèmes de reconnaissance d’écriture manuelle et d’analyse des sentiments pour évaluer les clients…

Le domaine de l’intelligence artificielle est en plein développement. Les approches, les méthodes sont nombreuses, variées, en constante évolution. L’intelligence artificielle est une des phases de la révolution numérique. Les experts en économie sont pessimistes au sujet de son impact sur l’emploi, à l’instar de Jean Tirole, Prix Nobel d’Économie, qui a dit récemment « Il faut se préparer à la révolution numérique qui arrive, sans quoi le choc pourrait être très violent. Ce qui est clair, c’est que les destructions d’emplois vont s’accélérer, même si personne n’a vraiment idée à quelle vitesse exactement ». Le risque, largement évoqué, étant que la société se mette de plus en plus à offrir surtout des emplois peu qualifiés à une population de mieux en mieux formée.

Depuis le début de l’insertion de la robotique et de l’intelligence artificielle au sein de BNP Paribas, FO Banques BNP Paribas n’a de cesse de mettre la Direction face aux conséquences de ses choix. Ces technologies doivent servir les salariés et non se positionner en concurrence ou en substitution.

On parle de plus de 30.000 emplois de conseillers bancaires en France susceptibles de disparaître à court terme et des centaines voire milliers d’agences qui pourraient fermer tout aussi rapidement. Aujourd’hui, malheureusement, rien n’est préparé pour éviter une casse sociale. L’Association Française des Banques (AFB) refuse d’ouvrir de réelles discussions sur le sujet arguant que rien n’est prêt et qu’elle ne dispose d’aucun élément.

FO Banques BNP Paribas rappelle à la Direction que les salariés de BNP Paribas veulent garder leur métier dans le retail (BDDF, BDDF Opérations, filiales du Groupe) autant que dans les Pôles & Fonctions. Ceci passe par de réelles (trans)formations diplômantes, pensées sur le moyen (voire le long) terme.

La compétence de notre Richesse Humaine est réelle. Elle doit cependant être entretenue sans coupure…