La Lettre des Cadres N°32

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La crise …

Nous vivons une période difficile. Tant du point de vue sanitaire que social, mais aussi économique.

Le COVID est toujours présent et nous allons être obligés de vivre avec un certain temps.

Aucun individu ne pouvait prévoir cette pandémie. Rien ne laissait envisager que nous allions tous être privés de notre liberté, pendant une si longue période. Cette situation aura forcément des répercutions sur notre vie, sur le social. Nous avons pendant cette période pris conscience que la vie était importante et nous avons redécouvert le partage, l’entraide, la solidarité. Nous avons pu constater que la nature reprenait ses droits.

Nous avons été obligés de réorganiser notre quotidien pour que la vie ne s’arrête pas. Les parents sont devenus professeurs et de ce fait ont mieux compris que c’est un métier d’éduquer, de transmettre le savoir à nos enfants. Nos soignants ont été exemplaires, au détriment de leur vie personnelle et parfois même de leur vie tout court. Un grand merci  aux routiers, aux caissières,  aux hommes et aux femmes d’entretien, aux pompiers, aux policiers, sans oublier les employés des banques, à nos collègues qui se sont déplacés tous les jours malgré la peur, pour que la vie économique continue.

Après plusieurs manquements du gouvernement (masques, tests, traitements, places dans les hôpitaux) nous avons pu constater, que le code du travail a encore été attaqué, par des ordonnances justifiées par le gouvernement, en prônant l’état d’urgence. D’ailleurs, notre Direction n’a pas mis beaucoup de temps à en appliquer l’une d’elle unilatéralement, celle de nous imposer 10 jours de repos (RTT).

Cette crise a mis en évidence les inégalités devant le confinement. Elle laissera des traces dans notre pays. Les plus vulnérables seront touchés de plein fouet. La crise économique à venir, les enjeux financiers  n’épargneront personne et  créeront de la détresse sociale en creusant de plus en plus les inégalités.

Comme souvent il y a toujours une partie de la population qui s’en sort mieux que les autres. C’est peut-être à cette dernière de faire en sorte que nous puissions construire le monde de demain, en gardant en mémoire cette catastrophe. Les fondements mêmes de notre société que nous avions tous oubliés. L’importance de reconstruire un monde plus solidaire et de remettre la valeur de la vie au centre de nos préoccupations sont aujourd’hui, plus que jamais, des préceptes qui trouvent tous leurs sens.

Faire en sorte que les plus aisés partagent un peu de leurs richesses, pour conserver notre modèle social et faire en sorte d’effacer de nos regards la misère humaine. Reconstruire c’est un énorme défi et c’est tous ensemble que nous pourrions faire en sorte de laisser à nos enfants, nos petits-enfants un monde meilleur.