InFOs CHSCT

Projet d’Evolution des Missions et des Modes de Fonctionnement du Siège IRB

 

IRB , International Retail Banking, est annoncé comme la « Banque de Détail à l’International », alors que les filiales travaillent avec près de 34.000 clients Corporate. La Direction nous dit que les équipes du siège IRB en France enrichissent la culture et les forces du Groupe et pourtant, c’est la suppression de 91 postes qui est annoncée.

Suppressions, pour une nécessaire évolution structurelle et pérenne des missions et modes de fonctionnement, du fait d’une montée en maturité des équipes locales des 15 filiales. Besoin d’évolution des rôles et de la gouvernance, avec une plus grande indépendance souhaitée par les filiales elles-mêmes.

Il est question de favoriser des décisions qui doivent gagner en rapidité et efficacité. Sur les 292 salariés du siège IRB, 91 postes ont été ciblés pour leur suppression et quand on voit la cartographie sociale, près de la moitié des salariés sont des spécialistes de haut niveau qui vont, pour celles et ceux dont le poste est touché, devoir en trouver un nouveau ou se reconvertir.

Ceci est intégré par le métier, qui dit que des efforts exceptionnels seront mis en oeuvre pour apporter tout l’accompagnement nécessaire, et pourtant, il apparait que les ressources humaines doivent passer de 59 à 31 salariés. Dans le dispositif d’accompagnement et de prévention distribué le jour-même, il est dit que ce dispositif s’appuiera sur l’enquête QVT Green Working, la formation Groupe, CARE, mais aussi sur les acteurs de la prévention : Managers, RH, Service de Santé au Travail, Action Sociale France, et même les Instances Représentatives du Personnel.

Or, le renforcement des règlementations et des contrôles va intensifier les charges de travail, d’autant qu’il est rappelé que les environnements deviendront de plus en plus complexes, avec davantage de pressions sur les marges, et une concurrence de plus en plus agressive.

Il est même annoncé, que l’introduction des nouvelles solutions technologiques, avec la montée en charge des automatismes devrait amener un ajustement constant des équipes du siège IRB.

FO Banques BNP Paribas n’est pas certain que la suppression des 91 postes de haut niveau se limitera à ceux qui ont été identifiés à ce jour. Cette première approche pourrait faire l’objet d’une deuxième vague si certaines filiales veulent gagner encore davantage en indépendance à cause des réglementations locales. Il est dit que l’arrêt progressif des activités pour lesquelles les compétences sont présentes ou en cours de développement dans les filiales, va permettre de mettre en oeuvre cette baisse constante des effectifs au siège IRB.

Des organisations plus agiles, plus resserrées, mais aussi plus risquées. Ceci est sans doute une réponse à l’agressivité sans limite de la concurrence internationale et à l’explosion des nouvelles techniques qui peuvent donner quelques avantages aux nouveaux concurrents. Pour que ce projet soit mené à bien, il est nécessaire de rassurer celles et ceux qui restent en fonction, face à la façon dont seront traités celles et ceux qui voient leur poste disparaître.

Pour ces salariés qui doivent trouver une alternative à leurs spécialisations, il faut des accompagnements à la hauteur. Que les cas complexes soient traités avec la conviction que ce n’est pas seulement l’affaire des salariés eux-mêmes, mais bien de tout le Groupe. Ce qui est proposé apparaît généraliste, avec beaucoup de conditionnel.

FO Banques BNP Paribas demande que pour le suivi des 91 salariés à reclasser ou accompagnés dans leur projet personnel, il y ait un suivi régulier au CHSCT et au futur CSE.

Lors des rencontres avec les salariés de la DSI IRB, il apparait que les cinq ateliers proposés par le cabinet externe Meltis ont été appréciés, mais ils s’interrogent sur les liens avec leur réalité opérationnelle et se demandent si les données recueillies seront enregistrées dans leur dossier personnel. Beaucoup se demandent s’il est opportun de continuer à travailler avec ce cabinet, avant les premiers retours d’expérience. Sur l’aspect mobilité, 80 % des postes de niveau K et L ne sont pas publiés sous My Mobility.

Le projet présenté est cloisonné à IRB siège. Cependant des effets collatéraux sont à prévoir avec les filiales, dans lesquelles des équipes transversales ont été constituées pour répondre aux demandes du Central. Cet aspect n’est pas estimé, alors qu’on parle du Groupe au plan international. Quant au recours aux assistants extérieurs, il ne peut que croître durant ces réorganisations et amener parfois quelques tensions supplémentaires. Les salariés souhaitent un suivi transparent des entrées et sorties tant internes, qu’externes.

Il y aura certainement un impact sur certains métiers liés à l’IT, notamment au sein de la DSI Région Afrique, ce qui n’a pas été évalué dans le dossier.

FO Banques BNP Paribas demande à savoir si ce projet impliquera un transfert à plus ou moins court-terme des équipes de la DSI IRB de Valmy 4 à Rueil ?

FO Banques BNP Paribas s’interroge sur les liens entre le Cabinet Meltis et la cellule formation d’IRB ? Y aura-t-il des ouvertures à des projets personnels ?

FO Banques BNP Paribas a demandé le recours à une expertise externe. L’assemblée a écarté cette proposition.

A la fin de la consultation des Organisations Syndicales, la Direction s’est engagée à maintenir le dialogue social malgré le vote défavorable des membres du CHSCT. Une communication est prévue tous les trimestres au CHSCT.

N’hésitez pas à nous faire part de vos interrogations et préoccupations.

FO Banques BNP Paribas est à votre disposition.