GPAC Entreprises – Le chèque syndical

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L‘annonce faite par le gouvernement de la mise en place du chèque syndical prouve, une nouvelle fois, la volonté de nos gouvernants de saper les fondements du syndicalisme.

Son apparition date des années 90 au sein d’une grande entreprise d’assurances.

Son mécanisme consiste à mettre un bon d’une valeur de 50 € environ à disposition de chaque salarié. Celui-ci peut le remettre, s’il le souhaite, au syndicat de son choix.

A cette époque, FO dénonçait ce procédé et ne s’y était pas associé.

Il semblerait que notre analyse était déjà la bonne, puisqu’un rapport de l’institut d’administration des entreprises de Paris (jamais rendu public) montre en 2015 que ce dispositif n’a pas que des avantages.

En effet, nous ne pouvons cautionner des campagnes de collecte de chèques pour récupérer des fonds auprès des salariés plutôt que de susciter des échanges sur les politiques syndicales.

En outre, le chèque syndical constitue aussi une menace pour notre indépendance et vise à terme, à réduire nos moyens d’action vis-à-vis de l’entreprise,  celle-ci finançant, par ce biais, une partie de nos moyens.

Nous pensons que c’est une manœuvre qui veut réduire le nombre des adhésions et, par là même, le pouvoir d’action des syndicats.

En effet, l’adhésion à un syndicat, c’est tout d’abord une affaire de convictions, un engagement personnel lié à un coût financier personnel, alors que le chèque syndical est indolore pour le salarié puisque c’est l’Entreprise qui le finance.

Vos représentants FO Banques BNPP, pour toutes les raisons évoquées, ne peuvent soutenir un tel projet.

Se syndiquer, c’est : – un engagement personnel,

                                     – adhérer à des convictions,

                                     – mener des actions pour le bien de la collectivité.

 

Nous nous devons de garder notre indépendance financière et ne pas accepter ce mode de financement.