Communiqué

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L’Intelligence Artificielle  (IA) oui !
Mais au service des salariés et non en concurrence avec !

FO Banques et Sociétés Financières, quelques jours avant la remise du rapport VILLANI, a été auditionnée par le cabinet de Madame PENICAUD et a remis une note à l’intention de Monsieur VILLANI sur l’impact de l’Intelligence Artificielle dans les banques.

Cet entretien faisait suite au courrier adressé à Monsieur MACRON sur le sujet, et aux rendez-vous en février chez Monsieur LEMAIRE et en mars chez Madame PENICAUD.

Il est clair pour FO Banques que l’arrivée de l’IA dans le secteur est inéluctable. Les « Chatbot » sont déjà apparus chez Orange Banque et la Société Générale par exemple, et cela va s’étendre à de nombreux établissements qui ont déjà acquis cette technologie.

Aujourd’hui, l’Intelligence Artificielle gère principalement les mails clients mais, dès demain, c’est la relation complète avec le client qui pourra être gérée par un conseiller virtuel.

Pour FO banques, il est donc urgent d’ouvrir des discussions dans la profession bancaire pour anticiper l’impact de ces nouvelles technologies sur l’emploi.

On parle de plus de 30 000 emplois de conseillers susceptibles de disparaître à court terme et des centaines, voire milliers d’agences, qui pourraient fermer tout aussi rapidement.

Pour FO Banques, il faut dès aujourd’hui accompagner et former les salariés des banques à la maitrise de ces nouvelles technologies et leur permettre de se positionner sur les nouveaux emplois créés.

L’IA devrait être, comme au Crédit Mutuel actuellement, un outil d’aide à l’acte commercial au service du conseiller, et non en concurrence ou en substitution de ce dernier.

Aujourd’hui, malheureusement, rien n’est préparé pour éviter une casse sociale.

L’AFB refuse d’ouvrir de réelles discussions sur le sujet, arguant que rien n’est prêt, qu’il est trop tôt, et qu’elle ne dispose d’aucun élément.

Ces fermetures d’agences et suppressions d’emplois auront également un impact important sur l’accès aux financements, au conseil et aux liquidités pour les PME, les artisans et les ménages.

Il est essentiel que les banques jouent leur rôle dans le financement de l’économie locale, fortement créatrice d’emplois.

Le maillage national des banques, au-delà de la localisation des emplois, doit aussi permettre aux populations rétives aux nouvelles technologies de continuer d’effectuer leurs opérations.

FO Banques et Sociétés Financières revendique donc :

Que l’Etat ne laisse pas disparaitre des emplois uniquement et simplement pour permettre aux banques françaises d’accroitre une rentabilité déjà élevée (23 milliards d’euros de bénéfices en 2017).

Que l’Etat prenne conscience du rôle indispensable et nécessaire joué par les agences bancaires dans le financement de l’économie locale.

Que l’Etat arrête d’accorder des aides sans contreparties réelles à des entreprises qui font des milliards d’euros de bénéfices et suppriment des milliers d’emplois (CICE, pacte de responsabilité).

Que si au final, des emplois devaient disparaitre effectivement dans la banque, tous les moyens soient mis en oeuvre pour maintenir ou retrouver un emploi aux salariés qui aujourd’hui souffrent au travail, mais permettent à leur entreprise d’engranger des milliards d’euros de bénéfices.

Les solutions en cas de baisse des emplois pourraient être :

 le recours aux préretraites comme en Espagne, en Italie ou en Grèce.

 des formations longue durée vers les nouvelles technologies et les nouveaux métiers.

 des mesures de réduction du temps de travail type De Robien afin de maintenir l’emploi en le partageant.

FO Banques ne veut pas «sacrifier» les salariés des banques pour quelques milliards d’euros de bénéfices en plus !

Les salariés des banques veulent garder leur métier de conseiller financier et conserver un maillage physique sur tout le territoire, ce que souhaitent d’ailleurs les élus locaux autant que les clients.

*IA : Intelligence Artificielle