Commission RH

Pas encore de commentaires

Il s’agit de la deuxième commission RH, regroupant la formation, l’égalité femme/homme, le bilan social, le rapport emploi…

 

  • L’EMPLOI :

Les effectifs de BDDF opérations en 2017 continuent à diminuer (en baisse de 5,8%).

Il n’y aura aucune embauche en 2018.

La direction prévoit la fermeture de deux BPAC : Bayonne et Périgueux.

Elle affirme qu’elle assurera un équilibre d’activité entre province et Ile de France, tout en privilégiant ce qu’elle considère comme étant des bassins d’emploi…

Comme l’an passé, BDDF opérations a eu recours au travail précaire dans les APAC, essentiellement des intérimaires (avec une moyenne de 367 salariés pour le dernier trimestre 2017), mais aussi des CDD ( avec une moyenne de 98 sur le dernier trimestre 2017) pour palier à une charge de travail, bien souvent supérieure à l’effectif présent..

 

  • LA FORMATION:

 

D’après la direction, ce sujet reste une des priorités… nous aimerions la croire !

Dans les faits, les choses se compliquent : – la formation présentielle, représente 29,6 % pour 2017. Même si ce pourcentage a légèrement augmenté par rapport à 2016, il nous semble insuffisant eu égard aux besoins.

– La formation sur poste, représente 55,8 % en 2017. Il est évident que pour apprendre un métier et tenir un poste, ce type de formation est fondamentale, cependant, elle est rarement effectuée dans des conditions correctes, à savoir : les salariés qui la dispensent ne sont pas détachés de la production, et des statistiques individuelles. De plus, cette formation est souvent perturbée par des nuisances environnantes propres aux « open-spaces » comme le téléphone…

– La formation à distance quant à elle, augmente encore. Elle représente 14,5 % en 2017 (11,7 % en 2016).

Quant à certaines formations comme celle aux langues étrangères, par exemple, le nombre d’heures déjà trop faible en 2016, a encore baissé en 2017. Il représente 406 heures pour 2017, alors qu’il n’était déjà que de 619 en 2016.

La direction nous dit ne pas avoir eu de refus sur les demandes de formations aux langues étrangères.

Mais, les demandes des salariés ne sont-elles pas refusées et bloquées au niveau des GPAC ?

 

  • LA REMUNERATION:

Ce sujet demeure sensible chez BDDF opérations !

Nous avons extrait quelques exemples du tableau des rémunérations mensuelles sur 3 ans, et les chiffres parlent d’eux- mêmes.

– le salaire moyen d’une personne classification D est passé de 2 153 € en 2015 à 2 132 € en 2017, celui d’un salarié classification E est passé de 2 438 € en 2015 à 2 405 €, celui d’un salarié classification F est passé de 2 624 € en 2015 à 2 597 € en 2017, celui d’un salarié classification G est passé de 2 953 € en 2015, à 2 937 € en 2017…

Seuls 24,4 % des salariés de BDDF opérations ont bénéficié d’une révision de salaires (promotion= 8,3%, augmentation=16,1%).

Quant au bonus ou part variable, 74% des salariés ont pu en bénéficier. En 2016, ce chiffre était de 77%.

Le montant moyen de cette prime est passé de 1049 € à 1094 €.

Le minimum, pour 2018, devrait être de 350 €.

Le montant moyen nous parait très élevé… nous savons très bien que pour beaucoup, cette part variable quand elle existe, avoisine plutôt le minimum ou guère plus !

Seule une très petite minorité d’entre vous perçoit une part variable à quatre chiffres !

 

  1. FREQUENCE MOYENNE DES REVISIONS DE SITUATIONS (EN MOIS):  

Le laps de temps entre deux révisions de situation a encore augmenté en 2017. Il est de 49 mois pour 46,63 mois en 2016.

Pour mémoire, en 2015, la fréquence moyenne était de 33,17 mois.

C’est inadmissible !

Quelque-soit le poste occupé et le périmètre auquel nous sommes rattachés, nous travaillons tous dans la même entreprise, côté au CAC40.

Une entreprise qui annonce régulièrement des résultats solides, parfois même exceptionnels.

Les bons résultats sont le fruit du travail de tous !

Ils sont réalisés aussi grâce à l’investissement, le professionnalisme, la compétence de tous les salariés de BDDF opérations, malgré des conditions de travail souvent dégradées : des outils informatiques fréquemment défectueux, des projets de restructurations qui augmentent encore et toujours leurs temps de transports, des remises en question personnelles régulières avec des salaires parfois démotivants…

 

  • CONDITIONS DE TRAVAIL:

Nous constatons une constante augmentation des heures supplémentaires effectuées, d’une année sur l’autre.

De plus lorsque la direction communique aux élus des prévisions toujours supérieures à l’année précédente, ces chiffres sont largement dépassés lorsqu’il s’agit des réalisations.

En 2017 il y a eu 42605 heures supplémentaires effectuées. Ce qui représente l’équivalent de 26 embauches.

Les prévisions pour 2018, sont de 40000 heures.

Nous n’osons même pas imaginer le nombre d’heures qui sera finalement réalisé !

A suivre…

Nous tenons à votre disposition le document, base de travail de la commission RH (emploi, formation, rémunérations, conditions de travail…)