Comité inter-entreprises du Service de Santé au Travail

Mi-avril, s’est déroulée la réunion du Comité Inter-entreprises du Service de Santé au Travail en présence des représentants des Comités d’établissement, des Représentants Syndicaux, du Médecin coordonnateur ainsi que deux médecins et deux représentants de la Direction Générale.

De nombreux sujets ont été abordés lors de cette séance ; nous vous proposons de vous en livrer quelques–uns :

Des chiffres, tout d’abord, le nombre de salariés suivis par le Service Médical est de 41 390.

L’ensemble du personnel de santé se compose toujours de 20 médecins (12 à temps plein et 8 à temps partiel).

Les locaux mis à la disposition du service de santé au travail sont répartis sur 15 sites différents (nous détenons la liste si vous souhaitez en prendre connaissance).

Les médecins sont assistés par 34 infirmières dont 6 à temps partiel.

Le coût annuel du service par salarié se monte à 139,57 €.

Enfin, 21 041examens ont été réalisés en 2017  (10 549 visites d’information et de prévention  et d’examens non périodiques pour 10 492 telles que des visites d’embauches, de reprises de maladie…)

A noter que ce chiffre est en baisse par rapport à 2016, en effet 22 484 examens avaient été effectués pendant cet exercice.

Comme lors de notre précédente réunion, nous avons pu constater l’inquiétude de l’équipe médicale qui, malgré tous leurs efforts, ont du mal à faire face à leurs obligations. En effet, l’équipe n’est pas assez nombreuse ; un nouveau départ à la retraite d’un médecin a d’ailleurs été enregistré en  février 2018.

En termes d’organisation, les visites d’embauches seront de plus en plus assurées par les infirmières, les visites périodiques restant à la main des médecins, avec un espacement en moyenne de plus ou moins  trois ans en raison de la baisse des effectifs du personnel médical.

Il nous a été annoncé le remplacement du « vieux »  logiciel médical CHIMED en avril 2018 par « Médibank » plus performant et contenant un dossier médical informatisé ce qui semble, à ce stade, un bon point.

L’outil de mesure médicale de stress et d’anxiété et dépression (OMSAD) reste exclusivement à la main des médecins et un nouveau test, nommé MBI (Malslach Burn out Inventory), sur l’épuisement médical est mis en route depuis le début de l’année.

Par contre, aucune restitution collective ne sera faite, la démarche restant individuelle ce que nous dénonçons car, manifestement, l’entreprise souhaite surtout ne pas communiquer sur ces cas dramatiques qui touchent un certain nombre de nos collègues.

Nous avons noté, lors de ce comité, la volonté de la Direction d’associer les médecins  en amont des transformations comme le flex-office/télétravail ou des  réorganisations importantes des métiers et des entités, ainsi que l’identification des besoins d’aménagement  des postes de travail des salariés en situation de « handicap » lors de ces déménagements ou lors des évolutions de leur métier.

Ils devront se faire en étroite collaboration avec la Mission Handicap et les Assistantes Sociales.

Mais, FO Banques BNP Paribas se demande comment faire avec une équipe qui se réduit d’année en année.

A notre avis, malgré toute la bonne volonté affichée, l’équipe médicale ne sera pas en mesure de tout gérer en raison de leur démographie, d’autant qu’en 2020, cela risque très certainement encore de changer, avec des diminutions du personnel de santé !

Toutefois, comme lors de notre dernière communication, nous ne pouvons que dénoncer la réforme de la santé au travail avec la loi Travail, sur la modernisation de la médecine au travail datant du 6 août 2016 et son décret d’application du 27 décembre 2016 pour une application au 1 er janvier 2017. Trois ans, c’est trop long pour détecter une pathologie, même mineure.

Les représentants FO Banques BNP Paribas pensent, qu’une nouvelle fois, le législateur a mis en œuvre une loi qui va à l’encontre de la santé et de la prévention des salariés, que l’Etat raisonne en comptable et non en acteur soucieux de la santé publique.

Surtout, nous sommes en droit d’attendre d’un pays évolué  tel que le nôtre, qui à notre sens, est loin d’être en faillite à ce jour, un meilleur traitement de ses citoyens en matière de santé.