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J’étais un mauvais chef !

 

 

Dans un article de L’OBS, https://fo-banques-bnpp.com/wp-content/uploads/2020/02/OBS-13022020.pdf

du 13 février dernier, d’anciens managers reconnaissent avoir agi en tyran auprès de leurs équipes et en explique les raisons.

Au travers de celui-ci, nous reconnaissons de multiples situations que nous rencontrons dans l’entreprise ou que vous nous remontez.

Nous apprenons également que la France est le deuxième pays au monde en nombre de burn-out, derrière le Japon et deuxième en termes d’absentéisme derrière l’Italie.

Y aurait-il comme un problème ?

Dans cet article, Danièle LINHART, directrice de recherche au CNRS, évoque très bien les raisons conduisant à de telles pratiques de management : « Les cadres intermédiaires n’ont pas la vie facile, on leur demande à la fois de faire preuve d’intelligence émotionnelle, de bienveillance, et de faire réaliser par les salariés des objectifs de plus en plus exigeants avec des moyens qui diminuent ».

Certains cadres intermédiaires, pointent également la difficulté d’être un «  bon chef » lorsqu’on a soi-même un supérieur hiérarchique. « Je devais faire appliquer des décisions que j’aurais critiquées si j’avais été dans l’équipe ».

Elle poursuit en évoquant le management «  à la cool » qu’elle décrit ainsi : « On table désormais sur l’individualisme, sur la personnalisation de la relation de chacun son travail, la psychologisation, pour continuer de demander aux salariés d’être efficaces dans la mise en œuvre des prescriptions dans une logique Taylorienne ».

Cet article pointe également le désintérêt des jeunes à candidater pour de grosses entreprises où l’on dirige à l’ancienne.

Cela expliquerait-il les difficultés de recrutement que BNP Paribas nous assène ?

Si tel est le cas, alors, il est temps que l’entreprise applique son slogan au domaine RH : « La banque d’un monde qui change ».

FO Banques BNP Paribas n’a de cesse, depuis de nombreuses années, de dénoncer le management par la terreur, management qui conduit à un désengagement des salariés, à un absentéisme accru, à une augmentation des démissions et abandons de poste.


BNP Paribas
ne cesse de promouvoir le fonctionnement des start-up au travers de l’agilité, la réactivité, la souplesse et l’échange entre tous les acteurs concernés permettant ainsi de les associer aux différents projets qu’ils soient organisationnels, fonctionnels, méthodologiques, etc.

Alors, pourquoi une telle dichotomie entre la parole et les actes ?

Ne serait-ce qu’un argument marketing à destination des médias et des investisseurs ?

Pour FO Banques BNP Paribas, cela relève d’un effet vitrine à destination des autres acteurs du secteur, ainsi qu’auprès de l’opinion publique et de nos clients.