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Former des talents en enseignant des compétences plutôt que des métiers *

Avec la révolution numérique, bien des métiers de demain n’existent pas encore, comment former les futures générations ? La réponse passe par des enseignements davantage orientés compétences que métiers pour permettre aux futurs diplômés de s’adapter aux évolutions du marché.

Certaines écoles d’ingénieurs autant que généralistes ont pris le pari de monter des formations plus agiles en partenariat avec d’autres écoles ou centres de recherche pour répondre à des besoins spécifiques, soit ponctuels, soit de haute technicité. La formation est pensée en mode projet en partenariat avec des industriels ou des entreprises de service. Cela permet de mieux appréhender les axes de recherches privilégiées par les entreprises et d’y travailler en co-construction à partir de cas concrets qui sont soumis. L’un des enjeux étant de faire évoluer les contenus des formations.

L’idée est de développer des passerelles entre les différentes formations, de l’enseignement secondaire au supérieur, de valoriser l’enseignement professionnel pour faciliter l’insertion dans le monde de l’emploi.

La révolution techno-industrielle pousse à revoir les références. Ainsi, se développent plus particulièrement de nouvelles cibles telles que les filières liées au développement logiciel, à l’interface homme-machine, aux sciences des données, à l’intelligence artificielle, aux objets connectés et aux systèmes autonomes ou des filières qui trouvent un prolongement dans le monde de l’entreprise.

Se former tout au long de la vie devenant un systématisme obligé, les cursus en formation continue sont-ils en mesure d’y apporter une réponse aujourd’hui ? Au-delà d’un systématisme, il devient essentiel de déployer une démarche d’adaptation permanente. Faire évoluer nos enseignements, qu’ils soient hors ou au sein d’une entreprise, en mettant l’accent sur les compétences implique de développer de nouvelles associations avec des partenaires à même de répondre au réel besoin final. Il faut dépasser l’ère de la connaissance théorique malgré tout indispensable.

L’apport d’acteurs innovants, telles que les start-ups, permet non seulement de penser autrement mais surtout de développer une employabilité plus ouverte, plus diverse.

Par ailleurs, la force du mécénat de compétences a l’avantage de repositionner les compétences vers le comportemental et la transversalité.

FO Banques BNP Paribas estime que le parcours d’un jeune entrant dans le monde de l’emploi, en misant sur l’alternance autant que d’un salarié, tout au long de sa vie professionnelle, doit pouvoir s’enrichir d’expériences variées. Dans la lignée du mécénat, l’engagement au bénéfice d’un parcours syndical permet de mettre en concret des convictions sociales et humaines.

FO Banques BNP Paribas est à votre écoute pour vous présenter son univers syndical.

(*) : Extraits Les Echos du 11/06/2019