CCE – Résultats 2018 BNP Paribas

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* Constat et conséquences *

La Direction est venue présenter les résultats du Groupe BNP Paribas au 31 décembre 2018.

En synthèse, comparativement à 2017, un Produit Net Bancaire en baisse de -1,5% (42,5 M€), des frais de gestion en hausse de +2,1% (-30,6 M€), un Résultat Brut d’Exploitation en forte baisse de -9,7% (11,0 M€) et un Résultat Net en baisse de -3% (7,5 M€).

Notre vision des faits marquants sur ces résultats

 Nous devons distinguer les trois pôles qui composent ces résultats : Domestic Markets (BDDF, BNL, BDDB, BDEL et Banque Privée), IFS (International Financial Services) et CIB (Corporate & Institutional Banking).

Sur Domestic Markets, malgré les stratégies lancées depuis 2014, les résultats en termes financiers ne sont pas visibles. Faut-il y voir un effet lié au contexte chahuté par la transformation du Retail et à la sévérité des normes ou plutôt aux choix de stratégie du modèle économique ?

Par exemple sur BDDF, quelle conséquence a pu avoir la suppression des postes de chargés d’accueil, des automates de service et des agences physiques (262 agences fermées depuis deux ans en France, Italie, Belgique) ?

La révolution digitale est en marche. Seulement, aujourd’hui, force est de constater que la marque Hello bank! est plus un puits à charges qu’un capteur de bénéfices !

IFS permet de sauver le paquebot sur 2018, principalement au travers de ses anciennes pépites de la Compagnie Bancaire. Personal Finance (Cetelem) affiche un PNB de +12,4%, Assurance (Cardif) délivre un PNB de +6,6%, Gestion Institutionnelle et Privée (Wealth Management, Asset Management, Real Estate) annonce un PNB de +2,9%. Sans oublier à la fois Europe Méditerranée (BGZ, TEB…) qui sort un Résultat avant impôt de +23,6% et BancWest, des dépôts de +3,6%.

CIB est fortement touché par une chute de ses revenus. Sur ses cinq secteurs (Global Markets, Fixed Income, Equity, BP2S, Corporate Banking), la perte varie entre -5% et -21% ! Au-delà de problématiques de marché ou d’un contexte défavorable, quels réels impacts ont pu avoir les choix d’industrialisation (robotique, Intelligence Artificielle) et de mutualisation dans tous les métiers ? Comment sera traduite l’annonce de révision à la baisse des objectifs de revenus ?

 Les conséquences sont directes :

  1. Sur les coûts de transformation avec une baisse de 300 millions d’euros (2,7 M€ vs 3 M€ prévus)
  2. Sur les économies supplémentaires de 600 millions d’euros (3,3 M€ vs 2,7 M€ dans le plan initial) à réaliser par une rationalisation de l’IT, un développement de la robotique et de l’IA (plus de 500 robots opérationnels) un développement des centres de compétences internationaux (exemple : délocalisations à Lisbonne) et une optimisation des coûts immobiliers (exemple sur Paris avec un repositionnement des bureaux en périphérie).

Malgré tout, FO Banques BNP Paribas rappelle que la solidité de notre Groupe est également dûe à l’effort partagé de tous les salariés. Pour quelle reconnaissance ? Une baisse de 5% de la participation et de l’intéressement (alors que le dividende reste stable à 3,02 €) ? Une Négociation Annuelle Obligatoire sans mesure d’augmentation pérenne ?

FO Banques BNP Paribas reste mobilisé pour répondre à vos