CCE- Commission Exceptionnelle BDDF

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* Echanges avec Madame Marguerite BERARD-ANDRIEU *

Après avoir passé un an en 2018 à comprendre BNP Paribas, Madame Marguerite BERARD-ANDRIEU, responsable de la Banque de Détail de BNP Paribas en France depuis janvier 2019, est venue rencontrer le 23 janvier les Organisations Syndicales représentatives, dans le cadre du Comité Central d’Entreprise.

Sans filtres *, nous vous livrons les principaux éléments de langage issus de cet échange.

« Je trouve que les organisations sociales sont très importantes » et « J’attends un dialogue de qualité ».

« Mes remarques relevées sur cette année 2018 : tous les salariés du Groupe ont un avis sur BDDF car elle représente les racines du Groupe. Les équipes BDDF ont un attachement fort à BDDF. Nous avons de bons professionnels ».

« Nous avons trois métiers : la Banque Privée France dans le top 10 français, les Entreprises en position de numéro 1 et présent sur toutes les gammes puis le Retail plus contrasté. ».

« Dans nos trois métiers, les salariés font part d’un ressenti fort de lourdeur dans les process, de frustration sur les sujets IT, ce sans parler des incidents de production IT ».

 « J’ai 4 convictions :

  • Le Groupe a besoin d’être bon « à domicile ». Il faut que BDDF soit cardinale pour BNP Paribas.
  • Nos trois moteurs (3 métiers) doivent bien tourner, en s’entraidant.
  • Nous avons un avenir. La bataille ne se joue pas avant les nouveaux entrants. Nous résistons si nous parlons directement à nos clients (éviter toute uberisation). Il faut prendre le virage.
  • Nous avons une bonne réserve d’énergie car nous avons passé le stade de la remise à plat de nos organisations. »

 

 « Ma feuille de route :

La priorité collective est le commerce selon trois leviers : l’excellence opérationnelle, le digital et la satisfaction client. Nous devons améliorer nos synergies entre nos trois métiers ».


FO Banques BNP Paribas, dans sa déclaration d’ouverture, a axé son discours sur les mobilités, les formations, l’informatique, le digital et la fracture Paris Ile-de-France et province.
Lors du tour de table, FO Banques BNP Paribas a fait part de son regret de ne pas avoir entendu de message concernant sa « stratégie » envers les salariés, que nous en sommes. A ce jour, L’informatique crée des irritations permanentes. Elles ne le sont pas du fait des salariés qui, eux, doivent faire face à des budgets de maintenance qui sont en perpétuelle décroissance depuis de nombreuses années. Nous possédons une formation d’excellence avec MyCampus pour le réseau. Quand est-ce que notre Groupe comprendra qu’il faut lancer un format dédié à l’informatique et aux technologies (au-delà des initiatives locales telles que l’Ecole 59 à Montreuil) ? Le Net Promoter Score très négatif vision des salariés sur la banque provient de raisons connues : ils se sentent détachés de la stratégie décidée, s’estiment être dans une posture où ils subissent plus qu’ils ne sont acteurs du changement. Le développement du selfcare n’est pas une solution sur étage pour redynamiser notre fonds de commerce. Les clients veulent pouvoir se rendre dans les agences, pouvoir rencontrer des conseillers, avec des agences ouvertes toute la journée. Nous embauchons des CDD que nous ne transformons pas en CDI, non pas qu’ils ne soient pas efficaces, mais pour faire des économies. Personne ne se soucie du temps pris à les former…
La liste de nos doléances reste sans réponse !

Mais (selon un terme de Madame Marguerite BERARD-ANDRIEU), nos propos sont certainement « superfétatoires ».

 

* : hors éléments confidentiels


CCE – Commission Exceptionnelle BDDF – 23 Janvier 2019-1 – Tract