BDDF Opérations – Covid19 – 2

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COVID 19 – BDDF OPERATIONS

 

Cela fait maintenant 3 semaines que le Président de la République est intervenu pour « déclarer la guerre » au COVID 19.

Certains d’entre nous sont confinés, mais nombreux sont ceux qui continuent à aller sur leur lieu de travail, tous les jours, pour faire fonctionner une des activités « indispensable » à notre pays : la banque.

Quelles sont les activités vitales dans la banque ?

Depuis le début de la crise, FO Banques BNP Paribas n’a eu de cesse d’interpeller la Direction sur ce point. A ce jour, nous n’avons toujours aucune réponse.

Pourtant, les PCA (Plans de Continuité d’Activité) graduent l’importance de certaines activités. Alors pourquoi ne pas appliquer cette règle (au moins dans un premier temps) pour ne pas mettre en danger les salariés qui ne sont pas indispensables à la bonne marche de la France ?

Une logique financière serait-elle encore derrière tout cela ?

 

Mise en place du travail à domicile :

Aujourd’hui un certain nombre de collègues sont passés au travail à domicile (TAD). Si FO Banques BNP Paribas se félicite de cette avancée pour protéger au mieux la santé des salariés, d’autres questions en découlent.

Pourquoi ne pas avoir fait cet effort avant et ne pas avoir inclus les salariés des back offices dans l’accord sur le télétravail renégocié en début d’année 2020 ?

En effet, depuis de nombreuses années, les salariés de BDDF Opérations réclament la possibilité d’effectuer du télétravail. La réponse était toujours la même : IMPOSSIBLE, la sécurité ne peut pas être assurée ; les activités de BDFF Opérations ne sont pas en adéquation avec le télétravail, cela n’est pas prévu dans l’accord d’entreprise etc. …

Permettez-nous de douter de la bonne foi de notre Direction.

Et aujourd’hui, grâce à l’effort au quotidien de nos informaticiens, le travail au domicile est POSSIBLE.

 

Du point de vue juridique, FO Banques BNP Paribas se pose déjà la question de la légitimité du TAD, alors que l’article L1222-11 du code du travail précise qu’ « en cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, ou en cas de force majeure, la mise en œuvre du télétravail peut être considérée comme un aménagement du poste de travail rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité de l’entreprise et garantir la protection des salariés.

NOTA : Conformément à l’article 40-VII de l’ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017, pour les salariés dont le contrat de travail conclu antérieurement à ladite ordonnance contient des stipulations relatives au télétravail, sauf refus du salarié, les stipulations et dispositions de l’accord ou de la charte mentionnés à l’article L. 1222-9 du code du travail, issu de ladite ordonnance, se substituent, s’il y a lieu, aux clauses du contrat contraires ou incompatibles. Le salarié fait connaître son refus à l’employeur dans le délai d’un mois à compter de la date à laquelle l’accord ou la charte a été communiqué dans l’entreprise. »

Mais là encore une logique financière est privilégiée. Car en faisant passer le télétravail pour du travail à domicile, les salariés ne peuvent pas bénéficier des avantages de l’accord sur le télétravail en place chez BNP Paribas.

De plus, les salariés ne pourront invoquer un précédent, pour dans l’avenir, demander à nouveau à bénéficier du télétravail, car ils auront été en travail à domicile.

Une nouvelle fois, pourquoi la Direction de l’entreprise refuse-t-elle de traiter tous les salariés de la même façon ?

Ne contribuons-nous tous pas à la bonne marche de l’entreprise et même les back offices ?

Encore une fois, nous vous laissons seuls juges de cette situation.

PRENEZ SOIN DE VOUS et n’hésitez pas à vous exprimer via notre boite mail.

 

Covid 19 : droits, congés, activité partielle, … FO vous répond